A A

Emploi

Objectifs

L’objectif de la partie emploi du partenariat est la création d’emplois plus nombreux, plus productifs et de meilleure qualité en Afrique, en reconnaissant le rôle de tous les acteurs, ce inclus les partenaires sociaux et le secteur privé. La coopération se concentrera en particulier sur la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d’Action de Ouagadougou de 2004 sur l’emploi et l’éradication de la pauvreté en Afrique.

Thèmes du dialogue

Dans le domaine de l’emploi, le dialogue sera principalement axé sur les stratégies et initiatives destinées à la création d’emploi et à la croissance durable et inclusive, et reconnaîtra le rôle des parties intéressées, y compris les partenaires sociaux et le secteur privé. En outre, le dialogue portera en particulier sur les questions liées à la mise en œuvre du plan d’action de Ouagadougou et le programme mondial « Un travail décent pour tous », avec un accent particulier sur la création en Afrique d’emplois plus nombreux, plus productifs et de meilleure qualité et le lien avec la protection sociale et l’économie informelle et sociale.
Stratégie conjointe Afrique-UE : Plan d’action 2011-2013

L’emploi est considéré comme élément essentiel dans l’éradication de la pauvreté et dans les stratégies de développement des pays africains. Le Partenariat Afrique-UE sur les migrations, la mobilité et l’emploi vise à donner une réponse exhaustive aux défis posés par la question de l’emploi, dans l’intérêt de tous les partenaires, et a pour objectif spécifique de créer des emplois plus nombreux, plus productifs et de meilleure qualité pour l’Afrique.

L’une des actions prioritaires du partenariat est la mise en œuvre de la Déclaration 2004 de Ouagadougou sur l’emploi et l’éradication de la pauvreté en Afrique et de son Plan d’action pour la promotion de l’emploi et l’éradication de la pauvreté.  Des politiques intégrées, transversales et à long terme, développées sur base des réalités nationales tout en répondant aux besoins du marché régional et mondial, sont souvent nécessaires pour créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, ainsi qu’une croissance durable et inclusive. Il est donc important d’inviter toutes les parties prenantes à participer à ces efforts, y compris les partenaires sociaux et le secteur privé, ainsi que leurs homologues au niveau régional et intercontinental.

Le dialogue portera également sur les questions liées à la mise en œuvre de l’Agenda pour le travail décent. Celui-ci vise à mettre l’emploi au cœur des politiques économiques et sociales. En cohérence avec les objectifs du Millénaire pour le développement, l’Agenda a pour objectif d’améliorer le niveau de vie des personnes qui sont soit au chômage, soit dont les revenus de leur travail sont insuffisants pour leur permettre, à elles et à leurs familles, d’échapper à la pauvreté grâce à la création d’emplois productifs. Les chefs d’États africains se sont par ailleurs engagés à (1) promouvoir l’agenda par diverses actions : (2) la mise en œuvre des normes internationales du travail et les droits et principes fondamentaux du travail, (3) l’augmentation des possibilités, pour les hommes et les femmes, d’obtenir un revenu décent, Le renforcement du dialogue social et (4) l’amélioration de la couverture et de l’efficacité de la protection sociale pour tous.

La protection sociale est l’un des quatre objectifs stratégiques de l’Agenda pour le travail décent. Cette question inclut l’extension de la couverture et l’efficacité des régimes de sécurité sociale, les conditions de travail telles que les salaires, les heures de travail et la santé et la sécurité sur le lieu de travail, et des programmes consacrés à la protection des groupes les plus vulnérables. L’accès à une protection sociale adéquate est reconnu comme un droit fondamental par les normes internationales de travail. Il est largement considéré comme un instrument de promotion de l’aide sociale pour tous et du consensus social à grande échelle, ainsi que comme moyen indispensable pour arriver à une croissance équitable, une stabilité sociale et de bonnes performances économiques.

La migration de la main-d’œuvre touche le développement économique et social des pays d’Afrique. En mettant sur pied des politiques de migration de la main-d’œuvre transparentes et exhaustives, et des structures aux niveaux national et régional, les États d’origine et de destination peuvent en obtenir des bénéfices substantiels. Par exemple, les envois de fonds et les transferts de compétence et de technologie peuvent contribuer au développement des pays d’origine (voir sous-section Migration et développement [lien]). Pour les pays de destination, la migration de la main-d’œuvre peut combler d’importants besoins du marché du travail. La mobilité de la main-d’œuvre est une composante de l’intégration économique régionale, qui, en Afrique, est principalement soutenue par les communautés économiques régionales (CER). La mobilité transnationale de la main-d’œuvre permet d’améliorer les conditions de travail et la répartition des compétences, et par là les performances économiques.

Initiatives liées

Les initiatives spécifiques du Plan d’action 2011-2013, ci-dessous ([lien]), contribuent aux objectifs du partenariat en matière d’emploi.

6 : Initiative pour un travail décent pour tous. La CUA et la CE vont lancer un projet commun visant à étendre la couverture de la protection sociale, en particulier dans l’économie informelle. Les deux commissions organiseront un événement afin de permettre l’échange d’expériences entre experts et autres parties prenantes, dont des représentants des gouvernements, du secteur privé, des partenaires sociaux, de la société civile et des organisations internationales. Par ailleurs, le programme de l’UA visant à moderniser l'économie informelle en Afrique et l’Agenda pour la productivité en Afrique continueront à soutenir le dialogue multi-niveaux et l’élaboration de politiques dans le domaine de l’économie informelle (intégration de l’économie informelle, responsabilisation et dialogue social, amélioration de la productivité, gestion des connaissances et des bases de données, etc.). Il se peut que des pays d’Asie et d’Amérique latine soient invités à participer à ce dialogue.

 

7 : Gouvernance du marché du travail et développement des capacités. Cette initiative vise à renforcer les capacités des institutions du marché du travail en Afrique de manière à ce qu’elles puissent pleinement jouer leur rôle dans le développement socio-économique du continent. Elle visera les services publics de l’emploi et les administrations du travail. Elle aura pour objectifs l’harmonisation et la coordination de systèmes d’information sur le marché du travail (également en connexion avec le réseau d’observatoires de l’emploi et des formations et de l’enseignement professionnel et technique actuellement mis en œuvre dans les pays africains). Une assistance sera fournie aux niveaux national, régional et continental. En outre, l’initiative a également pour but de cartographier les compétences requises et disponibles aux niveaux national, régional et continental et, ce faisant, d’identifier les lacunes et d’œuvrer pour l’amélioration des perspectives d’emploi et de l’employabilité.

 

8: Forums régionaux et subrégionaux sur l’emploi, le travail, la protection sociale et la migration de travail. En collaboration avec les CER, des forums seront renforcés pour permettre l’organisation de consultations sur des politiques thématiques d’intérêt commun et pour contribuer à l’amélioration du fonctionnement du marché du travail et soutenir l’harmonisation des cadres régissant le travail et la protection sociale dans les différentes régions. En outre, les partenaires mettront en place une plate-forme de dialogue social entre l’UA et l’UE au sein de laquelle tous les acteurs, y compris des acteurs non étatiques tels que des représentants de la société civile, du secteur privé, des syndicats et des parlementaires, bénéficieront d’une représentation effective. L’économie informelle sera un des thèmes les plus débattus.   

 

9: Accès aux financements et garanties. L'Union européenne et l'Afrique intensifieront leur coopération dans le domaine de la création d'emplois, en s'appuyant sur la Déclaration de Ouagadougou de 2004 et le Plan d'action sur l'emploi et de lutte contre la pauvreté en Afrique. Une attention particulière est consacrée à améliorer l'accès aux services financiers pour les plus pauvres et les non desservis, grâce au soutien du secteur de la microfinance et au renforcement de l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au financement à long terme.

Une telle initiative est le développement progressif du Fonds africain de garantie (AGF) soutenu par la Banque africaine de développement (BAD), le Danemark et l'Espagne. L'accès au financement et aux garanties seront élaborés en tenant compte des régimes de garantie existants, y compris au niveau régional et en étroite coopération avec d'autres donateurs ainsi qu'avec la Banque européenne d'investissement (BEI). Le potentiel de garanties de portefeuilles d’investissements pour les PME en Afrique sera systématiquement exploré.

Lectures pour aller plus loin

Politiques africaines

À propos de la coopération de l’OIT avec les organisations régionales et autres en Afrique

Documents UE

La législation communautaire et les communications de la CE sur l’emploi et les politiques sociales dans l’UE, y compris la lutte contre l’exclusion sociale et la pauvreté, la protection sociale, et les mesures de création d’emplois.

Autres déclarations et conventions internationales

Le texte des 188 Conventions de l’Organisation internationale du travail sont disponibles ici.

Les conventions principales incluent :

  • C29   Travail forcé
  • C87   Liberté d’association et protection du droit syndical
  • C98   Droit d’organisation et de négociation collective
  • C100 Égalité de rémunération
  • C105 Abolition du travail forcé
  • C111 Discrimination (Emploi et profession)
  • C138 Convention sur l’âge minimum
  • C182 Élimination des pires formes du travail des enfants

Voir aussi l’état des ratifications par pays et par convention.

Voir aussi le programme de l’OIT « Un travail décent pour tous »