Société civile
Pourquoi travailler avec la société civile?
Alors que les gouvernements des pays en développement mettent en œuvre leurs propres stratégies pour réduire la pauvreté, la nécessité de donner aux citoyens les moyens de demander des comptes à leur gouvernement a été reconnue.
Les organisations de la société civile se distinguent par quatre caractéristiques principales:
- elles sont créées sur une base volontaire par des citoyens visant à promouvoir leurs intérêts, leurs valeurs ou leur identité;
- elles s'articulent autour de la promotion d'une problématique déterminée ou des intérêts d'une frange spécifique de la société;
- elles sont indépendantes des autorités étatiques et publiques;
- et ne poursuivent pas de buts lucratifs.
La relation Afrique-UE est un "partenariat centré sur les personnes", au sein duquel les organisations de la société civile et d'autres acteurs non étatiques issus des deux continents sont invités à jouer un rôle clé pour la mise en œuvre et le suivi de la stratégie Afrique-UE et son premier plan d'action, notamment en participant aux groupes d'experts conjoints, qui ont été mis en place pour les huit domaines thématiques du plan d'action, tout en s'appuyant sur leur expertise et leur engagement.
La société civile:
- joue un rôle essentiel dans le renforcement de l'influence et la représentation des pauvres dans le domaine de l'élaboration des politiques à un niveau local et national;
- contribue à améliorer les services de l'État grâce à la mise en place de mécanismes desuivi, de transparence et de responsabilité et à offrir un accès pour tous aux services;
- s'exprime au nom des communautés et s'assure que ces dernières, ainsi que les gouvernements, assument leurs responsabilités. Le positionnement de la société civile contribue à résoudre des conflits et à sensibiliser l'opinion publique;
- joue un rôle dans les campagnes mondiales. Les campagnes de lutte contre les mines terrestres menées avec succès et la montée en puissance de la coalition sur les questions liées au commerce en sont de bons exemples.
Agir localement pour assurer un succès mondial
Les organisations de la société civile sont plus proches du terrain et ont un impact direct sur la vie quotidienne des citoyens. Ainsi, avec ses 45 partenaires en Afrique, SOS Faim soutient les actions de ses partenaires dans les pays en développement, y compris de nombreuses organisations d'exploitants agricoles. En Érythrée, le ministère de l'agriculture permet d'offrir un soutien aux associations de petits agriculteurs dans le cadre de projets d'irrigation qui exploitent les eaux des crues. Au Burkina Faso, la Fédération Nationale des Groupements Naam (FNGN) s'emploie à établir un programme de sécurité alimentaire grâce à l'installation de greniers de sécurité alimentaire dans les villages.
L'Union européenne a lancé un nouveau programme de développement intitulé "Les acteurs non étatiques et les autorités locales dans le développement"qui encourage les acteurs non étatiques et les autorités locales à intervenir davantage dans les questions liées au développement. Entre 2007 et 2013, ce programme disposera d'un budget annuel de 1,6 million d'euros.
Le programme de l'UA pour intégrer la participation de la société civile dans toutes les sphères d'activité et dans ses différents partenariats est plus étendu. Il s'appuie sur l'engagement de l'acte constitutif de l'UA d'établir une union basée sur un partenariat entre les gouvernements et tous les segments de la société civile. Par conséquent, l'UA a créé un parlement de la société civile élu, le Conseil économique, social et culturel, un organisme de conseil important de l'Union. Depuis la création du partenariat UA-UE, l'Union africaine, par l'intermédiaire de sa Direction des citoyens et de la diaspora (CIDO), a mis en place plusieurs consultations entre l'UA et les organisations de la société civile (OSC) afin d'élaborer l'agenda et le programme de mise en œuvre. Dans le cadre de ce processus de consultation, un comité directeur a également été élu pour travailler avec l'ECOSOCC dans le but de renforcer l'agenda africain et d'insister sur la responsabilité des acteurs engagés dans le partenariat.