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Soutien à la mission des observateurs des droits de l’homme et des experts militaires de l’Union africaine au Burundi

Faciliter les efforts déployés par l’Union africaine (UA) afin de trouver une solution durable à la crise burundaise en soutenant la mission des observateurs des droits de l’homme et des experts militaires de l’UA, et renforcer la justice pour les victimes de violations des droits de l’homme dans le pays.

En 2015, les cas de violence politique ont fortement augmenté au Burundi, en raison du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza et d’une tentative avortée de coup d’État.

Le Conseil des affaires étrangères de l’UE a conclu le 12 février 2016 que le Burundi était le théâtre de violences et d’abus récurrents des droits de l’homme et a condamné tout recours à la force pour résoudre la crise. En mai 2015, l’UA a autorisé la mission des observateurs des droits de l’homme et des experts militaires, en déployant pour la première fois du personnel en août 2015. Le mécanisme de réaction rapide (MRR) de la Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique (APF) a apporté un appui initial à cette initiative jusqu’au 31 octobre 2016.

En 2016, la Commission de l’Union africaine (CUA) a demandé un financement à plus long terme couvrant la période allant de novembre 2016 à octobre 2017 pour une mission élargie mandatée comme opération de soutien à la paix. Le Comité politique et de sécurité de l’Union européenne (COPS de l’UE) a reconnu la pertinence politique de la demande en janvier 2017. En octobre 2017, la demande de la CUA de prolongation de l’action sans coût supplémentaire jusqu’au 31 mars 2018 a été acceptée.

  • Faciliter les efforts déployés par l’UA afin de trouver une solution durable à la crise burundaise en soutenant la mission des observateurs des droits de l’homme et des experts militaires de l’UA.
  • Contribuer au déploiement des observateurs des droits de l’homme et des experts militaires en fournissant à l’UA des rapports périodiques sur la situation en matière de droits de l’homme et de sécurité au Burundi, et en appelant le gouvernement burundais à apporter des réponses concrètes concernant la situation des droits de l’homme en étroite coordination avec la communauté internationale.

Le coût total de l’action est estimé à 7 847 365 euros. Ce montant couvre les salaires et les indemnités des observateurs des droits de l’homme, des experts militaires et du personnel de soutien ainsi que les frais de déplacement et les frais de fonctionnement des bureaux et du matériel. Un préfinancement s’élevant à 90 % du budget total a été payé en août 2017.

Activités et réalisations :

  • 35 observateurs des droits de l’homme (12 femmes et 23 hommes) et 7 experts militaires (uniquement des hommes) ont été déployés au Burundi.
  • Au sein de l’unité des droits de l’homme de la mission, différentes équipes ont constamment surveillé la situation des droits de l’homme dans différents domaines : genres ; liberté d’information et d’association ; suivi juridique ; droits économiques, sociaux et culturels ; justice transitionnelle ; réfugiés et personnes déplacées à l’intérieur de leur pays (PDI). Grâce aux contacts réguliers et fructueux avec les autorités locales et provinciales, ainsi qu’avec les partenaires nationaux et internationaux, il a été possibilité de garantir la libération de prison, l’assistance et le suivi des défenseurs des droits de l’homme en danger et des victimes de violations des droits de l’homme.
  • Dans le cadre de la mission, une équipe de renforcement des capacités a été mise en place afin d’offrir des formations sur les droits de l’homme aux observateurs des droits de l’homme.

Le principal défi auquel la mission a été confrontée est l’accès limité sur l’ensemble du territoire burundais, pour des raisons politiques et sécuritaires.