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La task force Afrique-UE travaille au succès du sommet

Date de publication: 
19/03/2010

La 10e réunion de la task force Afrique-UE, qui s'est tenue les 18 et 19 mars à Bruxelles, a contribué à consolider davantage le partenariat entre les deux continents. Le principal objectif de la réunion était de poser les jalons du troisième sommet Afrique-UE, qui aura lieu à la fin du mois de novembre 2010.

Lors de l'accueil des délégués dans la salle de conférence bondée du Centre Borschette à Bruxelles, Stefano Manservisi, directeur général de la DG Développement de la Commission européenne, a souligné que des domaines tels que la paix et la sécurité sont d'une importance capitale pour atteindre les objectifs communs et assurer la réussite du partenariat. "Il est nécessaire de donner aux pays africains les moyens de prendre en charge leur paix et sécurité communes", a-t-il déclaré.

L'ambassadeur John K. Shinkaiye, directeur de cabinet du président de la Commission de l'Union africaine (CUA), a souligné l'importance d'une "évaluation objective des performances dans la mise en œuvre de la stratégie commune et du plan d'action, qui devrait comporter des propositions de changements significatifs, si ceux-ci sont jugés nécessaires pour garantir l'efficacité et la crédibilité du deuxième plan d'action".

Des résultats tangibles

Dans ses observations liminaires, le directeur de cabinet du président de la CUA, l'ambassadeur John Shinkaiye, s'est félicité du nombre élevé de représentants des pays africains, de la société civile et autres parties prenantes venus à la réunion. "Vous, les parties prenantes, devez partager vos idées avec la task force afin de faire avancer le processus", a-t-il expliqué aux délégués. "Le sommet approchant, il est plus que jamais urgent d'obtenir des résultats tangibles."

Deux ans après l'adoption du plan de mise en œuvre de la stratégie commune Afrique-UE (JAES), l'ambassadeur Shinkaiye a souligné le besoin d'identifier les points forts et les faiblesses de la stratégie et de prévoir des solutions qui profiteraient aux deux continents.

Il a fait remarquer que les progrès réalisés dans le cadre de la stratégie commune Afrique-UE variaient d'un partenariat à l'autre. "Le domaine de la paix et de la sécurité est souvent évoqué comme une réussite", a-t-il ajouté. "Il s'agit d'un point de référence propice dont nous pouvons tirer des enseignements en vue d'étendre l'expérience à d'autres partenariats."

Stefano Manservisi a également souligné la nécessité de contribuer à la relance de la croissance économique. "L'Union européenne et l'Afrique ne font pas bande à part sur cette question", a-t-il déclaré, tout en soulignant une allusion explicite à l'Afrique dans l'initiative Europe 2020 pour la croissance économique, qui a été lancée récemment. Un mécanisme pour générer une croissance économique mutuelle devra figurer parmi les résultats du prochain sommet des dirigeants africains et européens.

"Une vision concrète partagée était nécessaire pour poursuivre le travail jusqu'à la fin de l'année", a-t-il conclu.

Un programme bien rempli

La réunion de la task force a rassemblé le personnel de la Commission européenne et de la CUA, les coprésidents des groupes d'experts conjoints et les coordinateurs nationaux de la stratégie commune Afrique-UE des États membres, ainsi que des représentants de la société civile, du Parlement européen et du Parlement panafricain. Le premier jour, les débats sur la stratégie commune Afrique-UE en séance plénière portaient sur des questions transversales, et plus particulièrement, sur la préparation du sommet, le renforcement de la participation des principales parties prenantes à la stratégie et les ressources.

Les deux journées de séances de travail thématiques parallèles ont été présidées par des fonctionnaires des Commissions africaine et européenne et les parties prenantes ont analysé l'état d'avancement des huit partenariats thématiques dans le cadre de la stratégie commune Afrique-UE et ont essayé de clarifier les priorités et les résultats concrets potentiels du sommet.

Le directeur Klaus Rudischhauser a remercié les participants de leurs contributions, qui ont permis de mettre à jour les feuilles de route pour la mise en œuvre des huit partenariats et d'engager une première discussion sur la nature et les méthodes de travail du prochain plan d'action de la stratégie commune Afrique-UE, qui couvrira la période 2011 à 2013.

Une union forte

Avant la réunion, l'ambassadeur de l'UE auprès de l'UA, Koen Vervaeke, a constaté un changement tangible dans les relations entre les deux organisations. "La manière dont nous travaillons avec l'Union africaine a évolué", a déclaré l'ambassadeur Vervaeke. "Nous écoutons et consultons l'Union africaine avant de prendre des décisions du côté de l'Union européenne. Même si nous ne sommes pas toujours d'accord, il importe que nous nous concertions en permanence. Et, dans la plupart des cas, nous soutenons les actions entreprises par l'Union africaine, sur le plan politique, en termes de capacités et financièrement."

René Kouassi, directeur à la CUA, a fait observer avant la réunion: "Le modèle de dialogue en vigueur entre l'Union européenne et l'Union africaine est très important. Nous regardons tous les deux dans la même direction. Mais nos aspirations doivent désormais être transposées en actions concrètes, puis mises en œuvre."

La réunion de la task force a mobilisé les parties prenantes pour participer aux débats et présenter des propositions aux ministres en prélude au prochain dialogue politique prévu le 27 avril 2010. Elle a posé également les jalons qui garantiront une bonne préparation du sommet et a avancé en ce qui concerne la mise en œuvre de la stratégie commune Afrique-UE tout au long de l'année 2010.